champs de chanvre CBD

Le chanvre, plante du futur : un levier pour l’agriculture durable

Écrit par : Benjamin Poirel Nadal

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Temps de lecture 4 min

S’il y a bien une plante qui coche toutes les cases de l’avenir, c’est le chanvre. Résilient, utile et écologique, il redonne du souffle à nos sols et de la valeur à nos campagnes. La Mama t’explique pourquoi il est devenu le meilleur allié d’une agriculture durable et locale.


Ce qu’il faut retenir

  • Le chanvre régénère les sols et absorbe les métaux lourds.
  • Il améliore la rotation des cultures grâce à son enracinement et sa résistance naturelle.
  • Cultivé localement, il favorise l’autonomie agricole et réduit les importations.

Le chanvre est une plante miracle pour la rotation des cultures


On dit que le chanvre, “c’est la plante qui remet la terre d’aplomb”. Et ce n’est pas un mythe. Le chanvre a un pouvoir que beaucoup d’autres cultures n’ont pas : il régénère naturellement les sols.


Une racine qui travaille pour la terre


Avec son système racinaire profond, qui va jusqu’à 3 mètres, le chanvre aère le sol, améliore sa structure et favorise la vie microbienne. C’est un peu comme une cure de détox pour la terre. Il la rend plus souple, plus vivante et plus fertile. Après son passage, les cultures suivantes poussent mieux et nécessitent moins d’engrais.


En plus, ses racines permettent de stabiliser les sols et de limiter l’érosion, un vrai atout dans un contexte de sécheresse et de pluies violentes comme on en voit de plus en plus.


Une rotation qui redonne du souffle à l’agriculture


Planter du chanvre tous les 4 ou 5 ans dans une rotation de cultures aide à casser les cycles de maladies et de parasites. Contrairement à d’autres plantes, il ne laisse pas de résidus pathogènes dans la terre. Aindi, on a moins besoin de produits phytosanitaires, les coûts sont réduits et surtout, il y a moins de pollution.


C’est d’ailleurs pour cette raison que certains agriculteurs bio ou en transition écologique l’ont réintroduit dans leurs parcelles. Et comme le chanvre pousse vite (en 100 à 120 jours seulement), il permet même de réutiliser les champs entre deux cultures principales.


C’est une plante qui bosse pour la terre, même quand elle pousse. Et ça, je t’assure que c’est rare.

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Une plante qui dépollue les sols et capture le CO₂


Le chanvre, ce n’est pas qu’une culture verte, c’est aussi une plante nettoyeuse. Tu vois, là où le sol a été abîmé par des années d’agriculture intensive ou de pollution industrielle, le chanvre agit comme une éponge verte.


Une dépollution naturelle


Le chanvre est capable d’absorber et de stocker dans ses tissus certains métaux lourds (comme le plomb, le cadmium ou le nickel) sans mourir. Ce processus s’appelle la phytoremédiation. C’est un peu comme si la plante filtrait le sol pour le purifier.


Des expérimentations ont même été menées à Tchernobyl et en Italie sur des sols contaminés, avec des résultats bluffants : après plusieurs cycles de culture, la concentration en métaux lourds avait significativement diminué.


Et ce n’est pas tout ! Ses racines profondes permettent aussi d’éviter le lessivage des nitrates, un problème majeur dans les nappes phréatiques.


En cultivant du chanvre, on aide donc à restaurer la qualité des sols tout en continuant à produire. C’est une forme d’agriculture régénérative avant l’heure.


Un champion de la capture carbone


Le chanvre est aussi un aspirateur à CO2. Un hectare de chanvre peut capter jusqu’à 15 tonnes de CO2 par an, soit autant qu’une jeune forêt ! Et contrairement aux arbres, à qui il faut parfois 20 ans pour récolter, le chanvre fait ce travail en quelques mois.


Ce carbone piégé reste stocké dans les produits dérivés du chanvre, que ce soit dans le béton de chanvre, les textiles ou les isolants par exemple.

La production locale pour une agriculture plus durable et souveraine


Le chanvre est une plante 100 % locale, adaptée à nos climats et capable de nourrir des filières entières autour de la production régionale.


Une culture sobre et adaptable


Le chanvre a besoin de très peu d’eau, presque pas de pesticides, et pousse sur la plupart des types de sols. C’est ce qu’on appelle une culture économe et résiliente. Là où d’autres plantes souffrent du réchauffement, le chanvre continue de croître, même sous des températures extrêmes.


Et comme il se cultive un peu partout en France et en Europe, il permet de relancer des économies rurales en créant de la valeur localement.


Une filière complète et circulaire


Le chanvre, c’est aussi une plante “zéro déchet”. Je te présente le chanvre et ses utilisations :

  • La tige pour la fibre, le papier ou le béton ;
  • La chènevotte (le bois du cœur de la tige) pour les isolants ;
  • Les graines pour l’huile et l’alimentation ;
  • Les fleurs pour le CBD ou les cosmétiques.

Cette circularité en fait une culture modèle pour une économie locale et durable. Pas besoin d’importer, pas besoin de gaspiller. Tout est valorisé, de la racine à la fleur.


Une production française qui renaît


La France, tu le sais peut-être, est déjà le premier producteur européen de chanvre. Les coopératives locales comme La Chanvrière, Planète Chanvre ou BioChanvre rassemblent des centaines d’agriculteurs autour d’un objectif commun : produire durablement et transformer sur place.


C’est un modèle vertueux, qui crée de l’emploi, réduit les transports et redonne du sens à la terre. Et si tu veux l’avis de Mama Kana, c’est exactement ce dont notre agriculture a besoin ; du bon sens, du local et du respect du vivant.

Benjamin Poirel-Nadal

Article rédigé par Benjamin Poirel-Nadal

Passionné par le bien-être naturel et les plantes aux multiples vertus , j’explore depuis plusieurs années les bienfaits du CBD et de ses différentes formes.


Mon objectif ? Vous partager des informations claires , des avis sincères, et des conseils pratiques pour vous aider à intégrer le CBD en toute confiance et sérénité dans votre quotidien.