Le curing : ce qui se passe après le séchage d'une fleur de chanvre
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SOMMAIRE
Une fleur de chanvre CBD fraîchement séchée n’a pas encore terminé son évolution. Après le séchage vient une autre étape, le curing, ou affinage. Cette période permet notamment aux échanges d’humidité de se stabiliser et aux caractéristiques aromatiques de la fleur d’évoluer progressivement.
Le séchage intervient juste après la récolte et vise à faire diminuer la teneur en eau de la plante de manière progressive afin d’obtenir une matière suffisamment sèche pour être stockée.
Le curing, lui, intervient après cette première phase. En français, on parle généralement d’affinage. À ce stade, la fleur peut sembler sèche à l’extérieur, mais son humidité n’est pas forcément répartie de manière parfaitement homogène entre les différentes parties de la matière végétale. L’affinage permet alors aux échanges d’humidité de se poursuivre progressivement à l’intérieur du produit stocké.
Même après le séchage, certaines zones peuvent retenir davantage d’humidité que d’autres. Lorsque la fleur est placée dans un contenant fermé, cette humidité peut progressivement migrer vers les parties plus sèches.
L’environnement intérieur du contenant évolue alors jusqu’à atteindre un certain équilibre entre la fleur et l’air. C’est aussi pour cette raison qu’un produit peut sembler correctement sec lorsqu’on le manipule tout en présentant encore une activité de l’eau ou une humidité qui mérite d’être surveillée. Le taux d’humidité des fleurs CBD et l’activité de l’eau ne sont pas deux façons identiques de mesurer la même chose.
Le terme burping signifie littéralement “faire roter” le contenant. Pendant le curing, les fleurs sont conservées dans un contenant fermé. Celui-ci peut être ouvert régulièrement afin de renouveler l’air et de permettre à une partie de l’humidité accumulée dans l’environnement du contenant de s’échapper.
La fréquence des ouvertures dépend notamment de l’état des fleurs, de leur humidité et des conditions de stockage. Si les fleurs sont encore relativement humides, le besoin de renouveler l’air peut être plus important. À mesure que l’équilibre se stabilise, les ouvertures peuvent devenir moins fréquentes.
La durée dépend de nombreux facteurs : variété, structure de la fleur, teneur en eau après séchage, conditions de stockage, emballage et objectif recherché. Un affinage peut durer plusieurs semaines, et certaines méthodes traditionnelles vont bien au-delà.
Le curing n’est donc pas simplement une période définie par un calendrier. Dans une production professionnelle, les mesures d’humidité, d’activité de l’eau et les analyses microbiologiques apportent des informations beaucoup plus fiables qu’un simple nombre de jours pour savoir combien de temps cette étape doit durer.
Après la récolte, les composés aromatiques présents dans la plante peuvent évoluer pendant le séchage puis le stockage. Un séchage trop rapide ou des conditions de stockage inadaptées peuvent favoriser la perte de certains composés volatils.
Pendant le curing, les arômes peuvent donc progressivement changer de profil. Certaines notes végétales particulièrement marquées peuvent devenir moins présentes, tandis que les caractéristiques aromatiques propres à la variété peuvent apparaître différemment.
Mais le curing ne crée pas de nouveaux arômes, il accompagne surtout l’évolution chimique et physique de la matière après la récolte.
Le curing est aussi souvent associé à une modification de la manière dont la fleur se comporte lorsqu’elle est consommée par combustion.
Une fleur correctement séchée et stabilisée peut avoir une combustion plus régulière qu’une matière contenant encore trop d’humidité.
À l’inverse, une fleur trop humide peut brûler difficilement, s’éteindre plus facilement ou produire une fumée plus chargée en particules liées à une combustion incomplète.
Une fleur excessivement sèche peut, elle aussi, poser d’autres problèmes car elle devient friable et peut brûler très rapidement.
Je te rappelle cependant que la combustion elle-même produit des composés indésirables, indépendamment du curing. L’affinage ne rend donc pas la combustion saine. Il peut seulement modifier les propriétés physiques de la matière végétale et son comportement lorsqu’elle est brûlée.
Une fois l’affinage terminé, le travail n’est pas complètement fini car la fleur reste sensible à son environnement.
L’humidité, la chaleur, la lumière et l’oxygène peuvent continuer à modifier progressivement ses caractéristiques pendant le stockage. Un contenant adapté, correctement fermé et conservé dans des conditions stables permet de limiter ces variations.