Bio, GACP, GMP, Ecocert : que garantissent vraiment les labels du CBD ?
|
|
Temps de lecture 5 min
Votre panier est vide
Continuer les achats0 article
Encore 59,00€ et la livraison est offerte !
Déjà acquis : Feuilles à rouler + échantillons
|
|
Temps de lecture 5 min
SOMMAIRE
À peine entré dans un CBD shop et tu regardes déjà les logos sur les produits tout en te demandant ce qu’ils garantissent vraiment. Bio, GACP, GMP et Ecocert, toutes ces appellations peuvent vite devenir confuses. Je fais le point avec toi.
Dans l’Union européenne, la production biologique est encadrée par le règlement (UE) 2018/848. Les producteurs et opérateurs qui souhaitent commercialiser leurs produits comme biologiques doivent être contrôlés et certifiés par un organisme ou une autorité habilitée.
Le cahier des charges porte notamment sur les pratiques agricoles. L’utilisation des OGM est interdite et l’usage des engrais, herbicides et pesticides de synthèse est fortement encadré, avec une liste de substances autorisées pour l’agriculture biologique.
Le fameux logo européen en forme de feuille, composé de douze étoiles, ne peut donc pas être utilisé simplement parce qu’une entreprise considère son produit comme “naturel”. Il est réservé aux produits certifiés conformes aux règles européennes du bio. Pour les produits alimentaires transformés concernés par le dispositif, au moins 95 % des ingrédients agricoles doivent être biologiques.
Pour une fleur de chanvre CBD, il faut donc regarder quel produit est réellement certifié, qui a délivré la certification et selon quel référentiel.
Mais attention, ne te trompe pas ! “Cultivé sans pesticides” et “certifié biologique” ne veulent pas dire exactement la même chose. Le premier peut décrire une pratique déclarée ; le second correspond à un cahier des charges contrôlé.
Voilà une confusion que je rencontre souvent. Ecocert n’est pas synonyme de “bio”. C’est un organisme de certification qui intervient sur différents référentiels.
Pour les produits biologiques, Ecocert contrôle la conformité aux règles applicables et peut délivrer la certification correspondante. L’organisme indique réaliser des contrôles sur site, compléter ces inspections par des contrôles supplémentaires et procéder à des prélèvements destinés à des analyses.
Un logo peut être parfaitement authentique tout en ne garantissant pas ce que tu imagines.
Passons à GACP, pour Good Agricultural and Collection Practice, ou bonnes pratiques agricoles et de collecte.
Le référentiel GACP de l’Agence européenne des médicaments concerne les matières premières végétales destinées à la préparation de médicaments à base de plantes. Il encadre la culture, la collecte, la récolte et le premier traitement des plantes.
On parle donc ici de pratiques agricoles et de traçabilité (choix du site de culture, semences ou matériel végétal, conditions de production, récolte, séchage, stockage et contrôle des contaminations).
La version révisée publiée par l’EMA prend aussi en compte les cultures sous serre et en intérieur, avec des dispositions spécifiques pour ces modes de production.
GMP signifie Good Manufacturing Practice, soit de bonnes pratiques de fabrication.
Ici, on change encore de niveau. Les règles GMP européennes s’appliquent aux fabricants de médicaments et visent à garantir que les médicaments sont fabriqués de manière cohérente, conformément à leur utilisation prévue et aux exigences de leur autorisation.
Le référentiel porte notamment sur les procédés de fabrication, les équipements, la documentation, le contrôle qualité, la gestion des écarts et la traçabilité.
Tu vois donc la différence avec GACP :
Les deux peuvent intervenir à des étapes différentes d’une même chaîne destinée à un médicament à base de plantes.
“Naturel”, “clean”, “agriculture responsable”, “sans pesticides”, “cultivé proprement” ou “qualité contrôlée” peuvent être des descriptions commerciales. Elles ne correspondent pas forcément à une certification indépendante.
Même chose avec des expressions comme “qualité laboratoire” ou “testé en laboratoire”. Une analyse peut effectivement avoir été réalisée, mais cela ne signifie pas que le produit possède une certification complète.
Un bulletin d’analyse et un label n’ont d’ailleurs pas la même fonction. Le premier présente les résultats d’un laboratoire sur certains paramètres (cannabinoïdes, pesticides, métaux lourds, solvants, microbiologie), selon le panel choisi. Le second se base sur un référentiel avec des exigences précises et un système de contrôle ou de certification.
Et un label ne remplace pas non plus les analyses du lot. Une certification sur les pratiques de production ou la traçabilité du CBD ne signifie pas que chaque sachet a été analysé pour chaque contaminant imaginable.
Quand tu rencontres un logo sur une fleur, une huile de chanvre CBD ou un autre produit CBD, je te conseille de poser quatre questions très simples.
Qui certifie ? Un organisme indépendant identifiable ou simplement la marque elle-même ?
Quel référentiel ? Bio européen, COSMOS, GACP, GMP ou autre standard privé ?
Quel produit est couvert ? La plante, l’ingrédient, l’usine, le procédé ou le produit fini ?
Quelle preuve existe ? Certificat, numéro de certification, organisme de contrôle, périmètre et période de validité ?
C’est cette dernière partie qui permet de faire la différence entre une certification réelle et un joli argument imprimé sur une étiquette.